-Viens,viens avec ta blancheur petite fille! -m'a dit celui qui ressemblait a mon envie de desir... Il l'a dit pudiquement, c'est pour cela que je m'y suis rapprochee...
-Oui? Vous me connaissez? C'est etonnant, je ne vous ai jamais vue...-j'en voulais deja a ces pieds qui ne se soumettaient plus a mon pouvoir.Blah...Je vais vous faire payer ca un jour...
-Pourtant moi je te connais, je t'observe depuis un certain temps. Je sais que tu y es passee car tu reprends a chaque fois une partie de moi. J'espere que ce que je te dis ne t'effraie pas. Mais c'est toi la plus gourmande d'entre nous deux. Tu le sais... -et il a ferme les yeux.
-C'est possible, oui...Je ne regarde jamais ce qui se trouve au coin...Je suis souvent concentree. Car je calcule. Je calcule ce que j'ai gagne et ce que j'ai perdu. J'essaie d'en tirer profit a chaque fois. Mais vous m'intimidez. Oui, je crois qu'il vaut mieux que je parte, je ne fais plus confiance a une vie ou la chance se trouve a l'aise- ai-je repondu comme une fille elevee selon toutes les regles d'une personne sensee toujours prendre le dessus.
-Ne sois pas impatiente, ma petite fille blanche. Ca ne te va pas. Regarde, retourne toi, qu'est-ce que tu vois?
-Je ne vois rien. J'ai besoin qu'on soit deux pour percevoir ensemble les genereuses offrandes de la Providence.
-N'oublie pas que celle que tu evoques apprecie surtout les oeuvres sorties de nos mains. -puis, il m'a embrasse sur le front...
-J'ai peur que demain je serai tout autre, que je ne comprendrai plus les signes de la veille...
-Moi je te les rappelerai. Je n'oublie jamais. J'ai gagne une memoire en vendant mon ame.
-Je comprends pas, je ne te crois pas. Personne n'aurait fait ca. Personne n'a besoin de faire ca. Tu savais qu'elle est louable? Peut-etre tu ne le savais pas...C'est dommage... Mais de toute facon je ne sais meme pas si tu es sincere!
-Comme tu voudras...Mais sache qu'a un moment donne, au sein d'une nuit qui avait quelque chose d'un desert couvert de neige j' ai eu ce vertige qui ressemble au meilleur. C'est la ou j'ai vendu mon ame, j'ai delaisse toutes les promesses au nom d'une memoire eternelle ou on sera les seuls protagonistes. C'est pour cela que je fremis a chaque fois que tu passes car je sais que ca n'incombe qu'a ton hasardeuse volonte de faire revenir la memoire du seul jour d'humanite...
-Et si tu n'es qu'un vulgaire vendeur de reves? On ne croit plus a ces marchandises la. On ne veut plus etre fous. On ne reconnaît plus aussi facilement le vrai amour, on ne fait plus que l'attendre...
-Regarde moi, ma petite, je sais que tu as voulu confondre tes larmes avec l'eau que j'ai verse sur moi meme dans les moments de desespoir. On est lies, quoique tu dises...Leve tes yeux, tu ne vois pas en moi une partie de toi?...
-Je ne t'attendais plus...Je ne sais plus si c'est toi que j'attendais...
-Ah ma petite, tu mens quand c'est le moins approprie...Je t'aime...Mais maintenant le mot de passe:Une evidence...
-Oui...une evidence... -d'un coup j'avais oublie mes promesses, il n'y avait qu'une memoire toute nouvelle...
samedi, décembre 10, 2005
Au fond...
Dring, dring, il y aura toujours un seul nom magique! Un seul mot qui peut sauver des debauches vaniteuses du monde, des exces d'esperance, des efforts qui s'atrophient au fil du temps car trop souvent rappeles a l'ordre de la volonte...Il n'y a qu'un seul mot qui permet d'entrevoir reellement la vraie cruaute de la solitude, qui s'y approche sans etre oblige d'y laisser une dette...C'est en cela son pouvoir monarchique, mais c'est surtout un enfant gate qui dispose de ma maitrise sur les autres, sur les choses...C'est en son nom que je pourrais devenir un mage s'il le veut, ce n'est que sous ses ordres que je peux ensorceler le court de mon destin. Son besoin d'etre assouvi ne reconnaît que mon regard qui s'affranchit de tous obstacles pour etre aveugle par cet affame meme. Je pourris si je ne le prononce pas assez souvent. « Dring, dring . » Pourtant il ne me laisse jamais le choix, ah toi, qui a accapare mon souffle, j' etouffe mais j'y prete un serment. Que je sois maudite! Car j'ai entraine le plus precieux que j'avais, mon libre arbitre qui me servait de bouclier. Maintenant j'ai pour pardessus seulement l'envie d'aimer qui m'entraine des fois dans des maneges imaginaires mais desquels je ressors toujours la tete seche car ils ne possedent pas la force de me faire plonger la ou il n'y a de la place que pour l'immediat originel. Ce n'est pas par hasard que je retrouve ton goût qu'au fond...je t'aime... Je n'aimerais que toi. Seulement toi comme pour la premiere fois...Tant pis pour les autres...
Mes yeux se remplissent de desirs frustres. Je me rends compte que ce sont les tiens... Ensanglantes...Je les prends, je prends le peu qui me reste de toi...Je me retrouve aux confins des temps...En rouge...Tu bois de moi...Au dessous, petit a petit, apparaît ma blancheur...Et puis c'est le debut, car quelques uns m'ont pardonnes... les Dieux...
Mes yeux se remplissent de desirs frustres. Je me rends compte que ce sont les tiens... Ensanglantes...Je les prends, je prends le peu qui me reste de toi...Je me retrouve aux confins des temps...En rouge...Tu bois de moi...Au dessous, petit a petit, apparaît ma blancheur...Et puis c'est le debut, car quelques uns m'ont pardonnes... les Dieux...
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