Voilà, je gis dans ma propre merde qui a fait le tour du monde. De la pure lucidité en forme de vomi... C'est peut-être le privilège de ceux qui aiment tellement les autres qu'ils s'oublient eux-mêmes. Je vous aime trop! Car il y en a un trop quand il s'agit d'autrui. Cet autrui qui se protège des vos marasmes. On pardonne parce que c'est un reflèxe des temps immémoriaux. Pas parce que je fais pareil. J'ai pour moi un amour solitaire, un égoisme que j'estime indéfendable, non maîtrisable, prodigue... Il n'a rien à voir avec moi. Un atavisme que je renierai toujours au point de m'enfoncer à coups de marteaux. Je vais creuser une tombe où je l'enfouirais pour voir surgir des spores contenues dans l'argile ma lumière. Elle se transformera en voix basse, celle que je prends des fois quand je suis encerclée de vous, en sacrifice qui érigera votre superiorité.
Le pardonnable est à vous, vos combats sont souverains car vous êtes conscients que c'est la lutte pour la survie. Vous visez le ciel, moi je me fais pousser des racines qui vont m'étreindre. Je veux voir gicler ce son, des derniers restes de mon égoisme- je vous aime...
Etrangement c'est de ce martyr que découle la légitimation de l'existence de ceux comme moi qui s'enracinent et de ceux, comme vous qui s'élèvent. Il n'y a toujours pas de sens car c'est une logique comme une autre. Mais c'est là que germe mon amour. Peut-être c'était un non-choix choisi, ma confiance qui me faisait défaut rien que pour se loger en vous, votre liberté inoccupée qui s'ennuyait. C'est l'écho d'une volonté dominante, de ce moi et vous qui se muent facilement en nous...
jeudi, février 08, 2007
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