dimanche, février 03, 2008

duplicata hâtive

Il n'y a que la nuit qui brille au dessus de mes forces. If only i could feel better... L'air se dissolve après toi et je m'enferme dans l'avant l'émoi. Deux, trois, tes pas sonnent loin d'ici, les pavés s'imprégnent des rayons de tes journées, quatre, cinq, martèle le zèle de mes pensées, six, sept, je meurs sans la nourriture de notre entre-croisé, avale-moi, je m'y logerais à la manière de l'éternel passé. Le thé vert, les clés, dis moi que les chemins des impromptus y sont mêlés...
L'haleine des poumons qui rapetissent, une pupille illisible, mon battement enchaîne un point de vue qui glisse. Détaler, on range les impressions des deux côtés, insinuer, esprit blessé, beat definitive, éloigne moi du sort de mes entrailles, j'espererai toujours sur la couverture du parquet laqué...
Des réalités qui s'excluent ou s'improvisent, marché conclu aux bords de l'esquisse des points de suture, les naissances râtées sur les gravures, achevons le cercle de tous les temples, de toutes les investitures! Ramasse le Haut Soleil, nourris la Lune de point de mire, éclate aux flots des milles soupirs! Il y aura la surface de la marée où tu respires, je vois le fond, les vagues chavirent sous l'oeil inquisiteur de mon désir, sempiternel beguin de mon impossibilité de m'affranchir. La totalité volée de ce cri de non retour...

jeudi, novembre 22, 2007

My heart holds the key

La vie, un cours intensif d'éthique.

mardi, mars 06, 2007

True experience: connected (AB)

Tout le monde, quand il décide de se prendre à lui-même et qui finit par pester sur les autres et grommeler sa rage, met en doute les capacités de ces derniers à aimer! Ou peut-être il n'y a que qui moi qui le fait, ce qui permet de me penser comme un être qui grille de l'intérieur et d'imaginer en conséquence, cette fumée noire qui me sort des oreilles presque. Et à éviter de loin...
Avant ça, il faut que je vous dise que s'il y a quelque chose qui m'intéresse le plus au monde c'est ce truc éclatant qui jaillit de vous. Je les vois toujours les empreintes des dieux sur vos fronts, toujours...
A côté il y a les souffrances aussi qui nous rapetissent les talons, les fissures béantes qui entassent les carcasses, les déceptions qu'on prend pour emblématiques juste parce que notre mémoire les a imprimées à l'encre rouge. Alors que l'utilité de tout ça est de voir surgir la tronche illuminée de ce que vous êtes! Et c'est tout ce qui fait partie de vous...
Parce que j'essaie de la sauver cette salope de mémoire pour avancer mieux soit disant... Pfff! Je me suis trop gourée une fois de plus! Ou j'oublie juste parfois que je suis plus éblouissante qu'autre chose moi aussi, que ces squelettes pourrissants au sol mais qui ne sont rien de plus que la peau morte de nos idéaux.
Je ne te connaissais pas encore quand j'avais déjà mes sales idéaux, je ne supposais pas que le murmure sera mieux encore... Putain, toi tu brillais!
Haha, là tout le monde rigole, mais toi tu brillais de loin, tu comprends, profondément humain, tu brillais...
Et une pluie chaude qui te suivait, attirée...
Je suis sûre que je ne me suis pas trompée, ils disent ça parce qu'ils pensent bien plus souvent à être aimés que se laisser éblouir, je les écoute pas ces cons, tu m'enteeeends?
Tu ne m'entends pas mais je vais te le dire, t'avais des fossettes dans le regard et derrière il y avait tout cet amour dont tu es capable! Capable de donner même si c'est à d'autres... Grandiose, tellement grandiose que transi de peur à se montrer au grand jour, intimidé, à la royale...
Moi qui a passé une sale journée, à faire ma pute pour vingt euros... je t'ai revu le soir sur le visage d'un inconnu... Illuminé que tu es! Tu voles et tu voles laissant gicler ton envie de donner dans le seul intérêt de l'éprouver... Et je vais expier à jamais cette souffrance que j'ai pas dû connaître, ce "je doute de la capacité des autres à aimer" tragique (doute de l'homme sur bien plus d'autres points que la seule capacité de s'aimer les uns les autres) qui n'est qu'un arriviste bien déguisé. Car t'es beau à mourir...
Je dis tout bas que c'est ça le vrai aimer, le vrai se laisser aimer, mais peut-être c'est toi qui le dis plus fort que moi, qui le cries de là où tu es, loin de moi... bô biboy...

jeudi, mars 01, 2007

La seule chose dont j'avais besoin

En ce moment précis j'ai besoin seulement d'un feu que je vais planquer entre mes doigts tremblants. Il y avait un pardonnez-moi avant. Le film. Ou quelque chose qui est entre ma vie et l'endroit où elle s'arrête... Quelque chose qui m'a mis en apnée, sur le sol de ma salle de bain. Ca aurait pu être le bain de sang refroidi de mes veines mais pour une fois mes ongles ont arraché autre chose que ma propre peau.
Il y a la pourriture de celui qui est mort et qu'on n'oublie pas qui creuse le vide. Vous n'avez qu'à serrer les dents tandis qu'elle incise. Je dois m'incliner pour emprisonner mes rêves, c'est des larmes que je laisse échapper à leur place. Ca creuse... Autorité impose. Personne d'autre que vous ne comprendra que le coup de grâce vous êtes incapable de le porter vous-même. Ce salaud de talon d'Achille est en fait vos entrailles. Je me demande comment je vais faire de la place pour autre chose dedans, un jour... Ce vide... Que j'entoure... Je le haîssais car il prend beaucoup trop de place, il me fait contracter tous mes muscles, c'est à cause de lui que je peux pas sortir m'acheter un briquet pour m'allumer une clope, tout ce que je veux... Là, ma cigarette est étéinte, pas moyenne de me la fourrer ni dans les narines ni dans la bouche. Je le haissais...
Même si je ne voyais pas qu'il gonfle. Et il s'est mis à grossir entraînant cette peur typique des adultes qui vous compresse les couilles.
Mais il y a quelque chose qui lui insuffle une prégnance qui me fait toute tournoyer autour! C'est pas de l'espoir, ce martyr fanatique de la vie qui court chaotiquement. C'est quelque chose qui vit, bourré d'énergie à mettre au monde deux troupes de minois si vous le voulez, c'est la chair de poule en symptome car pour une fois vos pieds se posent tranquillement par terre, bien plaqués pour que votre tête puisse se détendre. C'est la possibilité d'un pardonnez-moi toujours vivante car quelqu'un est mort trop prématurément et ça permet de supposer le remords. Avant qu'on sorte le linge sale sur table. Avant d'être devant la garantie d'un avorton portant le nom de "la seule chose dont j'avais besoin". Là je l'imagine et ça rechauffe. Ca part de tes entrailles et ça remplit les miennes. C'est ces yeux sans désir, les mi-clos et ta main que je vois. Les rayons du soleil qui traversent cette main blottie contre ma joue et fixent l'innocence éclatante. Avant ce devant l'après...

jeudi, février 08, 2007

De lumière à lumière

Voilà, je gis dans ma propre merde qui a fait le tour du monde. De la pure lucidité en forme de vomi... C'est peut-être le privilège de ceux qui aiment tellement les autres qu'ils s'oublient eux-mêmes. Je vous aime trop! Car il y en a un trop quand il s'agit d'autrui. Cet autrui qui se protège des vos marasmes. On pardonne parce que c'est un reflèxe des temps immémoriaux. Pas parce que je fais pareil. J'ai pour moi un amour solitaire, un égoisme que j'estime indéfendable, non maîtrisable, prodigue... Il n'a rien à voir avec moi. Un atavisme que je renierai toujours au point de m'enfoncer à coups de marteaux. Je vais creuser une tombe où je l'enfouirais pour voir surgir des spores contenues dans l'argile ma lumière. Elle se transformera en voix basse, celle que je prends des fois quand je suis encerclée de vous, en sacrifice qui érigera votre superiorité.
Le pardonnable est à vous, vos combats sont souverains car vous êtes conscients que c'est la lutte pour la survie. Vous visez le ciel, moi je me fais pousser des racines qui vont m'étreindre. Je veux voir gicler ce son, des derniers restes de mon égoisme- je vous aime...
Etrangement c'est de ce martyr que découle la légitimation de l'existence de ceux comme moi qui s'enracinent et de ceux, comme vous qui s'élèvent. Il n'y a toujours pas de sens car c'est une logique comme une autre. Mais c'est là que germe mon amour. Peut-être c'était un non-choix choisi, ma confiance qui me faisait défaut rien que pour se loger en vous, votre liberté inoccupée qui s'ennuyait. C'est l'écho d'une volonté dominante, de ce moi et vous qui se muent facilement en nous...

samedi, janvier 27, 2007

Quand j'ai oublié de dire merci...

Hier, tout bonnement j'ai oublié de dire merci. Et aujourd'hui il y a cet énorme hématome à me le rappeler.
L'histoire c'est que j'étais sortie en vélo, rejoindre des amis, pas très sûre de vouloir mourir pile ce jour-là. Peut-être c'était dû juste à la crasse existentielle que je trimballe avec moi mais j'avais un de ces pressentiments comme ceux qui prédisent les pluies de grenouilles. Donc, moi et mon prolongement, avec qui on a divorcé depuis, roulions dans une petite rue en réponse à la tronche lumineuse du soleil d'après-midi. J'avais intégré tous les bruits autour de moi y compris ceux qui allaient venir. Au point de compléter la symphonie en sifflotant avant que le ciel ne se couvre de nuages verts.
A un moment précis j'entends une voiture qui approche vers mes arrières pas si protégés que ça. En bonne citoyenne faisant de la place même aux fourmis l'idée de reculer me traverse l'esprit. Celle qui est peut-être venue d'un subconscient qui n'apprécie pas les lendemains.
J'essaie donc de défier mes pneus dégonflés, je m'aggripe au guidon, je check vite fait le trottoir pour de la présence et j'espère que le vent me soulèvera au dernier moment. Eh ben, pas esclave le vent! Car alors que la bagnole me dépasse, moi je me catapulte direct sur l'asphalte, un acte assèz intime !
Je sens ma jambe qui se prend deux poids, le mien et celui du vélo, tous mes efforts pour arrêter de m'aneshtésier aussi tôt dans la journée sont compromis à jamais. Plus jamais je ne conduirais lucide !
Bref, en un millième de seconde j'arrive à lâcher un putain, jette un coup d'oeil autour de moi, crache sur mon vélo et me redresse avec la hantise d'une jument. Au même moment il y a ce garçon qui se dépêche à ma rescousse, le seul. Et il me dit d'un coup (ça frappe toujours quand des inconnus sont tirés de leur stupeur anonyme et amenés à interagir) "attendez, je vais vous aider !". Moi, qui attends plus rien de rien, j'ai plus peur qu'il ait peur pour moi alors qu'il a juste peur que j'eusse eu peur. Délicieux !
Il m'aide à me relever même s'il ne s'aperçoit pas que je suis déjà debout, respire pour moi et reste juste comme ça devant moi pendant quelques secondes. Parce que sinon je grimpe sur le fil qui me relie à l'univers et m'en vais ! Et il a compris.
Pas de larmes, un léger choc mais aussi on est entre inconnus, il faut qu'on se sépare déjà. Plus longtemps ça fait pas société occidentale moderne...
Il retire ses mains des miennes tout doucement, la tête baissée comme pour s'assurer que je ne vais pas m'écrouler après son passage et entame un trot hésitant, des pas quoi ! Et moi, je reste plantée là avec l'obligation de faire face à la turbine d'impressions qui se forme. Et j'oublie le merci...
Il y a donc mon hématome et moi là, mes larmes qui viennent pour autre chose. Je ne les retiens pas parce que l'autre fois quand j'étais tombée en vélo j'étais juste une loose molle à enjamber aux yeux du mec d'à-côté, parce que cette fois-là j'ai accompagné celui qui m'a aidé seulement d'un regard et pas d'un merci. Des larmes parce que cette fois-là je me suis redressée mais lui, lui il est reparti sous mes yeux en boitant...

mercredi, décembre 06, 2006

Au dessous d'un coeur

Les jambes croisées, je suis au beau milieu d'une prière. Je cueuille des larmes dans mes paumes tremblantes, j'enfouis mon âme mutilée dans cette eau salée. Ca se met à vibrer, un rythme m'oblige à me mettre debout. Mon regard se met à se promener de bas en haut. En face, des murs écorchés et une ombre qui se repose. Quelqu'un qui berce des rêves d'antan. Alors, c'était ici à chaud tous ceux que je voyais plus! Il y a des ballons et des zèbres, des enfants qui serrent des vieux, des tournesols en couronnes, des villes d'eau, un amoureux qui s'enlace et tournoie avec le vent, des étoiles qui baissent la tête, des fougères qui habillent le soleil et on danse, on danse les yeux fermés...
Les restes du chaos grognent en mourant, ils emmêlent mes cheveux. Dès lors, les nouveaux-nés auront un autre visage, les pieds enracinés dans la terre profonde invitant les autres à s'allonger sur eux.
Je vois la vie qui a mordu sa queue, on glisse sur ce tapis. Et il y a ce silence!... Il file sur mes lèvres m'empêchant de parler, des gouttes de sang éclatent, des plumes se mettent à tomber pour les rencontrer à la manière de barques qui accostent doucement un rivage...
Je vois une tête à la hauteur d'une révérence, un orgueil qui n'est plus qu'un passé enchaîné au brouillard de l'histoire, une main pour donner, une autre pour savourer, délicieuse futilité après l'irréversible, n'échappe jamais à l'éxpiation ce qui devait vivre, imperturbable ubiquité...
Il y a le sens qui fond sous les pas, des sièges abdiqués pour la sagesse des iris murés, une humanité dépouillée où les illusions ne défient pas les croyances, l'évident qui gracie la vanité...
Je vois un coeur qui bat à grand ouvert, je suis un brin d'une chair, je suis en toi, un toi, un moi qui forment un savoir. Une seule logique qui vogue sur l'intuition d'une solitaire, je cours après la vérité amoureuse de mes chimères...

samedi, octobre 14, 2006

Ce qui nous sépare de la vie

Ce qui nous sépare de la vie
C'est l'horizon au seuil de l'arc-en-ciel
Ta transparence derrière moi
Ma chance que je veux pas
L'argile qui se craquelle pour devenir un sol de miel

Ce qui nous sépare de la vie
C'est ces quatres pas sur qui on se dresse craintifs
Voir les tons plaintifs à écrire,
tout ce qui, à l'instar de la fatigue, est destiné à mourir.

Ce qui me sépare de la vie
C'est le jour que je vais trahir
Le château que je construis dans le sable humide
Le silence rassasié et ce seul jeu à la place du lointain timide

Ce qui nous sépare
C'est l'envol qui exige un remords
Au nom de n'importe quel bonheur
Les notes qui donnent des sons stridents
Et qu'on va aligner après à-côté de pleurs grinçants

C'est de la vie qu'on est séparés
Sans avoir encore l'art d'insulter
C'est la vie qui nous égare
du passé que l'on était...

dimanche, octobre 08, 2006

~A T.~


Regarde, ça pousse! Ca cherche l'air, ça s'arrondit, ça s'agenouille, il faut éviter à se faire piétiner dessus, à tout prix... La peur du temps... Dans ce cas là on va l'user à son tour! Le ça ne veut pas regarder ainsi! Il s'en entortille, le temps persiste à vouloir s'en échapper, ça s'allume. Ca brille. Repos. On dérange le chaos... Après il y a un curieux. Il se lance pour déshabiller le noir ambiant. Mais il s'y perd, il reste ses pas. Un deuxième est secoué, il se sent compressé, il éclate!!! Des étoiles sont nées! Pour ciller... Un troisième veut danser, il se dit que cette lumière est à siroter. Un souci d'unicité. Le beau se lie au vrai. Depuis on s'essouffle quand on regarde de près. Les coeurs des anges gargouillent jusqu'à s'élever. Les sommets sont inventés. En chaîne.
Et toi, t'es où?
Tu ne regardes plus.
Tu frémis de partout.
Ce ne sont pas les notes d'un rêve fou.
Ce n'est pas de l'amitié déchue.
C'est la vie qui prend racine en nous et qu'on partage à deux.
C'est la mélodie qui va remplir les leurres aventureux...