jeudi, mars 01, 2007

La seule chose dont j'avais besoin

En ce moment précis j'ai besoin seulement d'un feu que je vais planquer entre mes doigts tremblants. Il y avait un pardonnez-moi avant. Le film. Ou quelque chose qui est entre ma vie et l'endroit où elle s'arrête... Quelque chose qui m'a mis en apnée, sur le sol de ma salle de bain. Ca aurait pu être le bain de sang refroidi de mes veines mais pour une fois mes ongles ont arraché autre chose que ma propre peau.
Il y a la pourriture de celui qui est mort et qu'on n'oublie pas qui creuse le vide. Vous n'avez qu'à serrer les dents tandis qu'elle incise. Je dois m'incliner pour emprisonner mes rêves, c'est des larmes que je laisse échapper à leur place. Ca creuse... Autorité impose. Personne d'autre que vous ne comprendra que le coup de grâce vous êtes incapable de le porter vous-même. Ce salaud de talon d'Achille est en fait vos entrailles. Je me demande comment je vais faire de la place pour autre chose dedans, un jour... Ce vide... Que j'entoure... Je le haîssais car il prend beaucoup trop de place, il me fait contracter tous mes muscles, c'est à cause de lui que je peux pas sortir m'acheter un briquet pour m'allumer une clope, tout ce que je veux... Là, ma cigarette est étéinte, pas moyenne de me la fourrer ni dans les narines ni dans la bouche. Je le haissais...
Même si je ne voyais pas qu'il gonfle. Et il s'est mis à grossir entraînant cette peur typique des adultes qui vous compresse les couilles.
Mais il y a quelque chose qui lui insuffle une prégnance qui me fait toute tournoyer autour! C'est pas de l'espoir, ce martyr fanatique de la vie qui court chaotiquement. C'est quelque chose qui vit, bourré d'énergie à mettre au monde deux troupes de minois si vous le voulez, c'est la chair de poule en symptome car pour une fois vos pieds se posent tranquillement par terre, bien plaqués pour que votre tête puisse se détendre. C'est la possibilité d'un pardonnez-moi toujours vivante car quelqu'un est mort trop prématurément et ça permet de supposer le remords. Avant qu'on sorte le linge sale sur table. Avant d'être devant la garantie d'un avorton portant le nom de "la seule chose dont j'avais besoin". Là je l'imagine et ça rechauffe. Ca part de tes entrailles et ça remplit les miennes. C'est ces yeux sans désir, les mi-clos et ta main que je vois. Les rayons du soleil qui traversent cette main blottie contre ma joue et fixent l'innocence éclatante. Avant ce devant l'après...

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